Fin octobre un collègue me faisait découvrir Matt, cet Américain qui, plutôt que de ramener une photo de chaque pays traversé lors de son tour du monde, danse, de Stockholm à Sidney, seul ou accompagné, devant sa copine qui, elle, tient la caméra et n’a pas le droit à la célébrité. Sa vidéo sur Youtube a, au 17 novembre 2009, été vue plus de 25 millions de fois ! Prenez 4 minutes et 29 secondes de votre temps pour la voir ou la revoir…
Son aventure a commencé en 2003 et j’avoue que j’en ignorais l’existence - honte à moi - quand j’ai pris, en juillet 2008, ma pose la plus boudeuse devant La Petite Sirène à Copenhague. Je suis bien conscient que je ne suis probablement ni le premier ni le dernier à trouver que les photos de voyages se ressemblent toutes (quoi de plus classique qu’un portrait, sourire jusqu’aux oreilles, devant le monument du coin ?) et cette première m’a plu (c’est le principal).
Juillet 2008, devant la Petite Sirène, Copenhague, Danemark
Alors puisque je suis “râleur” et “jamais content”, Copenhague ne pouvait être qu’un commencement ! J’essaye, à chaque escapade, de ne pas oublier la photo souvenir que je colle dans mon album “Happy World” (si vous avez mieux pour le nom, je suis preneur), une série de photos dans laquelle sourire est strictement interdit ! La suite est là
N’hésitez pas à me donner votre avis sur la pose, l’idée (qu’il faudrait sûrement pousser un peu plus loin), le titre de l’album et si vous vous prenez aussi au jeu envoyez moi vos photos !
Qu’est ce que tu as lu dernièrement ? Toujours la même question. Toujours la même réponse : “euhhhhhh…”
J’ai beau lire et parfois dévorer - au sens figuré - le soir, certains romans au point de sacrifier quelques heures d’une nuit de repos tant attendue, j’ai régulièrement quelques difficultés à me souvenir des titres et des auteurs qui m’ont tenu éveillé…
Je vais reprendre l’idée de mon copain Johan, en version simplifiée, et décrire dans ce billet mon rayonnage édition 2009, ces milliers de pages que mon index aura tourné, mécaniquement, sans faillir.
Millénium 1 : les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
Millénium 2 : la fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Stieg Larsson
Millénium 3 : la reine dans le palais des courants d’air, Stieg Larsson
Stockholm noir : l’argent facile, Jens Lapidus
Ritournelle de la faim, J.M.G. Le Clézio
Les nains de la mort, Jonathan Coe
4 jours avant Noël, Donald Harstad
L’élégance du hérisson, Muriel Barbery
L’homme du lac, Arnaldur Indridason
Le Diable s’habille en Prada, Lauren Weisberger
Un enfant dans la nuit, Judith Kelman
Autobiographie d’une courgette, Gilles Paris
Chasses à l’homme, Christophe Guillaumot
Sept pierres pour la femme adultère, Vénus Khoury-Ghata
Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen, Arto Paasilinna
La Cité des Jarres, Arnaldur Indridason
Une gourmandise, Muriel Barbery
De la beauté, Zadie Smith
La Femme en vert, Arnaldur Indridason
La Princesse des glaces, Camilla Läckberg
La voix, Arnaldur Indridason
Stockholm noir II : Mafia blanche, Jens Lapidus
Le prédicateur, Camilla Läckberg
I hope they serve beer in Hell, Tucker Max
Largo Winch, les 16 tomes, P. Francq & J. Van Hamne
Paradise, tomes 1 à 3, Sokal & Bingono
Du plomb dans la tête, Wilson & Matz
La trilogie noire, Daoudi & Bonifay
Et vous, vous avez lu quoi dernièrement ? Votre programme pour 2009 ? hibiscus, mandy, olivier, Léa ?
Fort de mon expérience récente sur Finnhamn c’est avec une certaine assurance que j’émets, vendredi soir, l’idée de ne pas encombrer les sacs des quelques grammes supplémentaires que représentent 2 poivrons, 1 concombre et 4 tranches de jambon.
Mais les règles de vie régissant la petite communauté de Gällnö diffèrent quelque peu de celles en vigueur sur Finnhamn et c’est à mes dépends que j’apprends le lendemain que : non, la supérette n’est ici pas ouverte jusqu’à 18h (mais 14h) et non, il n’y a pas d’autre solution pour s’alimenter que d’aller faire son marché sur les 4 étagères qu’offre cette cabane rouge de 5 mètres par 3 reconvertie en commerce de proximité.
Peu importe. Je ne peux vraiment pas abandonner aussi près du but et renoncer à cette excursion sur une bête erreur d’organisation : le repas du soir sera un kanelbulle (brioche à la cannelle) arrosé d’eau de source ou ne sera pas ! Le petit-déjeuner du dimanche est en revanche un peu plus élaboré avec au menu, et je cite l’auteur du croquis illustrant ce billet, “les meilleures Korv* que j’ai mangées de ma vie !”. * saucisses à l’enveloppe plastique et au contenu douteux, plat traditionnel suédois au même titre que le hareng fermenté en bocal
Partagé entre un bon bouquin, une petite balade, quelques baignades et une petite averse - trois fois rien pour ma résidence secondaire - pendant la nuit, ce weekend est encore une preuve, s’il en faut, que la vie à Stockholm a des airs de vacances…
Deux sans trois. Juillet 2009 m’aura définitivement vacciné contre les salles obscures suédoises. C’est avec un peu d’appréhension que j’allais voir, en début de mois, l’âge de glace 3 et j’avoue que cette séance m’a presque convaincu de la stupidité de ma phobie des cinémas suédois.
Je me faisais doucement à l’idée qu’une heure et demi de divertissement valaient bien les 12 euros - oui, 12 euros - donnant droit à une place numerotée et une paire de lunettes 3D. J’étais alors proche, pensée naïve et prématurée, de la guérison.
Quelques jours plus tard je me rends donc à Filmstaden Söder pour suivre les aventures sentimentales de Harry et de ses camarades de 6ième année à la prestigieuse Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry (les films étant diffusés en version originale pour le plus grand bonheur des “puristes” et des mauvais élèves - comme moi - qui ne sont pas capables de suivre 1h30 de dialogues en suédois). Et ce qui devait arriver arriva : rechute !
Je ne peux décidemment pas apprécier un film lorsque Andreas, à ma droite, sirote ses 4 litres de Coca-Cola à la paille pendant que Anna, à ma gauche, rumine en l’espace d’un film une quantité de popcorn qu’un être humain normalement constitué ne pourrait ingurgiter au cours de sa vie.
Car elle vient de là ma phobie des salles obscures suédoises : me retrouver face à un défilement d’images au milieu de spectateurs qui s’acharnent à definir une nouvelle norme sonore pour une expérience cinématographique encore plus réelle. J’ai nommé : le Dolby Digital Popcorn.
qu'est c'que vous disez ?