auprès de mon arbre

S’il y a bien un moment difficile dans la journée c’est, pour beaucoup, le matin. Et plus particulièrement le vendredi matin. La sortie de lit, sport à risque par excellence, est synonyme de souffrances extrêmes pour celles et ceux qui ne sont pas matinaux.
Je n’ai, de mon cote, pas vraiment de problème avec un réveil qui sonne a 6h45. Je me lève plutôt rapidement, me dirige jusqu’à la baie vitrée du salon et remonte les stores sans rechigner. C’est ensuite que les ennuis commencent. Je retourne m’allonger et j’observe. J’observe cet arbre, qui face à mon balcon, est tous les jours beaucoup plus vert, beaucoup plus imposant.

auprès de mon arbre

Il me nargue, il me parle. Je sais qu’il voudrait que je reste à ses côtés et que je sois là quand les premières feuilles feront leur apparition. Comment pourrais-je me permettre de profiter de son ombre cet été si je ne prends pas soin de lui maintenant ?
Ce n’est finalement qu’au bout de longues minutes que la dure réalité me frappe de plein fouet, que je réalise que je n’ai toujours pas déjeuner, que je ne suis toujours pas passé par la salle de bain et que, moi non plus, je ne serai pas au bureau avant 8h30 en ce dernier jour de semaine ! Je le quitte donc le temps d’une journée en espérant qu’il ne m’en tiendra pas rigueur dans quelques semaines… Que c’est difficile un vendredi matin dans la vie d’un… citadin…

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