S’il fallait retenir un moment dans la semaine que tout le monde redoute et essaye de reporter jusqu’à ce que la faim commence à se faire sentir, je peux parier que nombre d’entre vous citeraient la soirée « courses à Carrefour » : le brouhaha, les coups de chariot dans les chevilles, les enfants (et les adultes) qui crient et courent dans tous les sens, les queues interminables aux caisses (et notamment à la votre, celle qui avance moins vite que les autres), … vous êtes dans l’ambiance ? Parfait.

Faire les courses me détend. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’y prends du plaisir mais après une journée de boulot, c’est finalement plutôt reposant. Reposant car dans un supermarché suédois (en tout cas dans celui où je me rends deux fois par mois), l’expérience est tout autre : c’est silencieux, les clients murmurent et se glissent entre les rayons, sans précipitation ni énervement superflu, jusqu’aux caisses libres ou très peu encombrées.
Et c’est un comportement qu’on retrouve à peu près partout (sauf les vendredis et samedis soirs, mais pour d’autres raisons qui ne sont pas le sujet de ce billet) : dans le métro, et même aux heures de pointe, dans la rue, dans les magasins et autres lieux publics.
Calme, discipline et discrétion. Autant d’attitudes dont je n’avais, jusqu’à récemment, compris le sens qu’au rayon littérature, cachées dans l’édition 2005 du petit Larousse. Faire les courses n’est définitivement plus en tête de ma liste noire.
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