Fort de mon expérience récente sur Finnhamn c’est avec une certaine assurance que j’émets, vendredi soir, l’idée de ne pas encombrer les sacs des quelques grammes supplémentaires que représentent 2 poivrons, 1 concombre et 4 tranches de jambon.

Mais les règles de vie régissant la petite communauté de Gällnö diffèrent quelque peu de celles en vigueur sur Finnhamn et c’est à mes dépends que j’apprends le lendemain que : non, la supérette n’est ici pas ouverte jusqu’à 18h (mais 14h) et non, il n’y a pas d’autre solution pour s’alimenter que d’aller faire son marché sur les 4 étagères qu’offre cette cabane rouge de 5 mètres par 3 reconvertie en commerce de proximité.
Peu importe. Je ne peux vraiment pas abandonner aussi près du but et renoncer à cette excursion sur une bête erreur d’organisation : le repas du soir sera un kanelbulle (brioche à la cannelle) arrosé d’eau de source ou ne sera pas ! Le petit-déjeuner du dimanche est en revanche un peu plus élaboré avec au menu, et je cite l’auteur du croquis illustrant ce billet, « les meilleures Korv* que j’ai mangées de ma vie ! ».
* saucisses à l’enveloppe plastique et au contenu douteux, plat traditionnel suédois au même titre que le hareng fermenté en bocal
Partagé entre un bon bouquin, une petite balade, quelques baignades et une petite averse – trois fois rien pour ma résidence secondaire – pendant la nuit, ce weekend est encore une preuve, s’il en faut, que la vie à Stockholm a des airs de vacances…
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