la « petite » maison dans la prairie

Un billet pas comme les autres. Un petit coup de pouce pour de grands amis. Un bon plan en quelques lignes pour votre prochain séjour au pays du meuble en kit et de la tarte aux harengs !

Maison à louer dans le village de Mårdshyttan

Maison à louer dans le village de Mårdshyttan, situation

Maison à louer dans le village de Mårdshyttan (proche de Lindesberg) à quelques 200 kilomètres de Stockholm (2h30 au volant de votre Volvo de location). La maison comporte 4 chambres (6 lits), une cuisine complète, douche, toilette, machine à laver et lave vaisselle.
La maison est très bien située : baignade à 150 mètres, vue sur le lac Usken (possibilité d’emprunt d’un bateau).

- 2500 couronnes suédoises par semaine (environ 250€)
Libre du 8 au 15 août et après le 23 août. Location à l’année possible.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter Johan.

au village, sans prétention, j’ai…

Difficile épreuve que de marquer les esprits lorsqu’on habite en Suède et qu’on s’appelle Johansson. 261922, c’est le nombre d’individus qui portent ce nom de famille – le plus répandu en 2010 – et à la question « tu te souviens de la petite Johansson ? » votre interlocuteur ne vous répondra ni « oui » ni « non » mais plutôt « laquelle ? ».

Un Johansson au royaume du grand Carl XVI Gustaf c’est comme un Dupond au royaume du petit Nicolas. Enfin Dupond ou Dupont ? Face à l’indécision permanente du sujet français, le sujet suédois affirme, quant à lui, une ligne de conduite différente, décidée et assumée  : Johansson prend un n, point.

Dupont et Dupond

Un nom de famille un peu plus exotique, en revanche, change radicalement la donne ! D’après SCB (Statistika CentralByrån) je suis, par exemple, le seul individu sur le territoire suédois à porter mon nom.

À moi donc la lourde tâche de « se faire un nom », nom que je transmettrai aux générations futures. À la question « tu te souviens du p’tit R. ? » il n’y a pour l’instant qu’une réponse possible : « sans hésitation ! », qui je l’espère, ne rime et ne rimera pas avec… mauvaise réputation.

en suédois : http://www.scb.se/Pages/NameSearch____259432.aspx (dans le champ texte tapez soit votre prénom – Förnamn -, soit votre nom – Efternamn- puis cliquez sur sök)

partie de jambes à terre

Plus qu’un mois avant le départ de la Midnattsloppet édition 2010 (samedi 14 août à 22h) et les 21,000 participantes et participants engagés dans cette course de 10 kilomètres à travers les rues de Södermalm profitent des beaux jours pour parfaire leur condition physique.

Le suédois est sportif – course à pied, vélo (150,000 cyclistes circulent chaque jour de la semaine dans les rues de Stockholm), gym, ski de fond, … – et dans un pays où l’égalité des sexes n’a d’égale que la consommation excessive d’alcool un samedi soir (sur le papier en tout cas), la suédoise n’est pas en reste !

Midnattsloppet, Stockholm

De là à placer la course à pied en tête de liste des choses comptant le plus (à égalité avec une partie de jambes en l’air et un moment en famille), il n’y a qu’un pas ! Un tout petit pas que la majorité des femmes de 15 à 60 ans interrogées par iFORM ont franchi ! Et pour un tiers d’entre elles, la course à pied obtient la médaille d’or et se retrouve en haut du tableau.
Au pays de la mythique blonde aux yeux bleus il y a un temps pour tout. Et à voir le nombre de courses organisées entre mai et septembre, « tout » n’aura pas sa part du gâteau dans l’emploi du temps des gazelles…

Plus qu’un mois donc et je n’ai pas encore couru une seule fois la distance complète. Ma suédoise d’adoption non plus d’ailleurs…

en suédois : http://iform.se/traning/lopning/lopning-ar-lika-viktigt-som-sex

facenook

Dans sa catégorie trucs & astuces pour l’été Dagens Nyheter décrivait, ce matin, le kit de survie que le petit citadin se doit d’avoir avec lui lors d’un weekend dans la campagne suédoise : du produit contre les insectes (moustiques principalement), une pince à tiques, un pantalon et un tee-shirt à manches longues (contre les moustiques également) et, en option, une boîte de préservatifs.

Mise à part la boite de capuchons en latex, dont l’efficacité contre les moustiques reste à mon avis à prouver, mon expérience personnelle m’a amené ces dernières années aux mêmes conclusions que celles de la rédaction de ce quotidien national : « non en Suède vous ne serez jamais vraiment seuls perdus sur une île ou en rase campagne; oui vous serez entourés de milliers de moustiques assoiffés ! »

Mais il manque sûrement un objet dans ce kit pour qu’un simple weekend se transforme en vrai moment de détente : un bouquin ! Et même des bouquins ! Empilés sans limite ou presque sur l’étagère électronique pas plus grosse qu’une pièce de 20 centimes de mon nouveau jouet : un nook. Plutôt contre, il y a encore une semaine, le fait de troquer du papier et de l’encre contre un écran, je dois avouer que l’adaptation à ce nouveau support a été immédiate !

Nook

Un écran dont la texture est très proche de celle d’une feuille, de l’encre électronique dont le rendu est agréable et reposant pour les yeux, une prise en main facile, … ce nook ne remplacera certainement pas l’intégralité de ma bibliothèque mais sera, sans l’ombre d’un doute, une excellente alternative aux livres de poche ! Encore quelques pages de « The Accidental Billionaires: The Founding of Facebook A Tale of Sex, Money, Genius and Betrayal » et je passerai, d’un touché d’écran, au prochain titre… tout simplement.

Alors après avoir jugé de son potentiel dans les transports en commun, au bord d’un lac et dans le lit, j’emmène dès ce soir mon nook passer l’épreuve ultime : un weekend à la campagne en compagnie de mes amis Andreas Knott, Anna Fästingar, Karl Stickmyggor et… de mon kit de survie.

Don Parkingsson, parrain à plein temps

Si Las Vegas est mondialement connue pour ses machines à sous, Grenoble pour ses pizzerias, Stockholm mériterait la première place intergalactique dans le secteur des parkings, lui aussi géré de main de maître par quelques entreprises aux allures de famille sicilienne.

Résident en centre ville, quelques 600 couronnes mensuelles vous ouvriront les portes des rues du pâté de maison. Ouvrir uniquement car ces plus de 60€ ne vous garantissent en aucun cas une place ! Et si après avoir tourné 5 heures dans Vasastan à la recherche de 2.5 mètres libres le long d’un trottoir vous finissez par abandonner la partie de chasse, prévoyez une rallonge budgétaire de 900 couronnes pour votre manque de persévérance (et le stationnement gênant qui en découle). Don ne pardonne pas les êtres faibles et punit sans pitié celles et ceux qui baissent trop facilement les bras.

Après une semaine difficile passée sur les routes à la recherche d’une place et devant un ordinateur à payer les amendes, vous méritez bien une petite balade en forêt, le long d’un lac et au soleil, loin des tracas de la vie citadine. Vous relâchez la pression, baissez votre garde et passez à côté de l’horodateur sans même le voir. Car oui, même à 50 kilomètres du centre ville, sur ce bout de pelouse transformé en parking de fortune juste assez grand pour accueillir 3 véhicules, la famille Parkingsson veille au grain. En Suède, même un carré de pelouse est payant. Le Parrain l’a bien compris : le weekend c’est à la campagne que sont les vaches à lait !

Disque horodateur

Mais, bien avant les multinationales, Don avait compris que pour que l’entreprise familiale survive, les alliances étaient inévitables. Il a donc convoqué Don ICAsson, assis sur son empire de l’alimentaire, et les deux gentlemen ont mis en place un plan diabolique : rendre payant le stationnement sur les parkings des enseignes ICA ! Une heure. Une heure indiquée par le disque que vous placez derrière le pare-brise, c’est le temps que vous avez pour faire vos courses à Bålsta Centrum. Passé ce délai (ou si, tout simplement, vous oubliez le disque), Don et Don vous réclameront 150 couronnes… chacun. Un peu plus de 30€, c’est le prix à payer pour faire ses courses tranquillement.

La famille Parkingsson a de beaux jours devant elle et envoie un message clair aux clans du monde entier ! Les croupiers et autres pizzaiolos n’ont qu’à bien se tenir.