facenook

Dans sa catégorie trucs & astuces pour l’été Dagens Nyheter décrivait, ce matin, le kit de survie que le petit citadin se doit d’avoir avec lui lors d’un weekend dans la campagne suédoise : du produit contre les insectes (moustiques principalement), une pince à tiques, un pantalon et un tee-shirt à manches longues (contre les moustiques également) et, en option, une boîte de préservatifs.

Mise à part la boite de capuchons en latex, dont l’efficacité contre les moustiques reste à mon avis à prouver, mon expérience personnelle m’a amené ces dernières années aux mêmes conclusions que celles de la rédaction de ce quotidien national : « non en Suède vous ne serez jamais vraiment seuls perdus sur une île ou en rase campagne; oui vous serez entourés de milliers de moustiques assoiffés ! »

Mais il manque sûrement un objet dans ce kit pour qu’un simple weekend se transforme en vrai moment de détente : un bouquin ! Et même des bouquins ! Empilés sans limite ou presque sur l’étagère électronique pas plus grosse qu’une pièce de 20 centimes de mon nouveau jouet : un nook. Plutôt contre, il y a encore une semaine, le fait de troquer du papier et de l’encre contre un écran, je dois avouer que l’adaptation à ce nouveau support a été immédiate !

Nook

Un écran dont la texture est très proche de celle d’une feuille, de l’encre électronique dont le rendu est agréable et reposant pour les yeux, une prise en main facile, … ce nook ne remplacera certainement pas l’intégralité de ma bibliothèque mais sera, sans l’ombre d’un doute, une excellente alternative aux livres de poche ! Encore quelques pages de « The Accidental Billionaires: The Founding of Facebook A Tale of Sex, Money, Genius and Betrayal » et je passerai, d’un touché d’écran, au prochain titre… tout simplement.

Alors après avoir jugé de son potentiel dans les transports en commun, au bord d’un lac et dans le lit, j’emmène dès ce soir mon nook passer l’épreuve ultime : un weekend à la campagne en compagnie de mes amis Andreas Knott, Anna Fästingar, Karl Stickmyggor et… de mon kit de survie.

stockholm se réveille

Loin d’être un spécialiste des phénomènes naturels et de société, j’aurais quand même envie de dire que Stockholm est comme un volcan – avec ses périodes de sommeil et ses périodes plus agitées – qui, contrairement à son homologue islandais, est plutôt prévisible.

D’octobre à mars, période plutôt calme. Les rues se vident de leurs passants, les ports de leurs bateaux et, plus révélateur de l’ambiance générale, les supérettes de leurs barbecues à usage unique.

De mai à août, période plutôt agitée. Les rues sont bondées comme un périphérique aux heures de pointe, tous les Anders du royaume sont à la barre et, plus révélateur de l’ambiance générale, les supérettes écoulent leurs barbecues à usage unique par centaines de palettes tous les jours.

Avril et septembre, deux mois pendant lesquels les stockholmois et stockholmoises sont indécis. Entre farter ses skis, manger une glace au soleil par 20°C, mettre les manteaux d’hiver au placard ou les ressortir, les activités sont variées mais trop imprévisibles et changeantes pour être appréciées à leur juste valeur.

J’ai appris à vivre avec le phénomène. En septembre, le charbon de bois descend à la cave et les skis retrouvent leur place dans l’entrée. En avril, les skis descendent d’un étage et le charbon de bois remonte… La tente, quant à elle, garde sa place : placard de gauche, porte du haut. Il paraît qu’on peut faire du camping par -10°C et je préfère être prêt le jour où l’envie me prendra d’aller planter les sardines dans un bloc de glace.

Cette migration annuelle des équipements est parfaitement naturelle pour mes voisins de palier qui, finalement, ne comprennent pas qu’on puisse, après 5 années, encore s’émerveiller d’une piste de ski de fond qui traverse ce qui, en été, redevient l’endroit parfait pour griller quelques saucisses et boire un verre autour d’un feu qui deviendra cendres…

Stockholm s’apprête donc à rentrer en éruption, Stockholm se réveille et je suis PRÊT.