gris

Tous les vendredis, un thème photo (sur http://www.unthemeparsemaine.com/). Aujourd’hui c’est « gris » et je sors un fond de tiroir.

Brouillard sur le Septentrion

baignade surveillée

Certains disent que le permis de séjour sur le sol suédois se mérite. Qu’il se gagne. Qu’il se conquiert. Que, par exemple, il serait délivré à celles et ceux qui survivent à l’ouverture d’une boîte de Surströmming de 10 ans d’âge. Toujours selon la rumeur, il serait également délivré aux personnes justifiant d’une baignade, dans un lac, alors que les dernières plaques de glace affichent encore un bon 2 centimètres d’épaisseur par endroit.

Je viens donc, sur les conseils d’un ami qui a opté pour l’immersion dans une eau à 12 degrés, de faire renouveller le mien pour une année supplémentaire. N’ayant pas de harengs fermentés sous la main, j’ai, moi aussi, choisi la seconde méthode ! Le choix du lieu de baignade n’est pas facile mais voici celui que j’ai retenu (l’image pourrait heurter la sensibilité de certains et  n’est donc accessible qu’aux plus courageux… ici) pour ce moment de grandes souffrances à quelques kilomètres, à peine, au sud de Stockholm

jeu, set et bâche

Ça devait bien faire 4 ou 5 ans (depuis que j’ai quitté la France en fait) que je n’avais pas passé un après-midi de mai affalé dans le canapé devant un match de tennis. Car si j’avais voulu le faire exprès, je n’aurais pas fait mieux : des vacances parfaitement calées avec le tournoi de Roland Garros.

Roland Garros 2009

jeu, set et bâche

Alors même si je ne suis, moi-même, pas un grand adepte des courts de tennis (je préfère la variante entre 4 murs avec sa balle en caoutchouc et sa conquête du T), je dois avouer que sur une belle terre battue ocre rouge, le tennis est un sport à le fois télégénique et plutôt captivant (de là à placer quelques paris sur la tête de mes gladiateurs favoris, il n’y a qu’un pas).

Voilà donc ma troisième activité sportive des vacances – en cas de bâchage de ma terrasse pour cause de mauvais temps – après la lecture et la descente (rapport à la soif et à la chaleur). J’attends avec impatience la finale Noah / Wilander !

changement de rythme

En vacances, mes habitudes citadines sont rapidement remplacées par un comportement plus en harmonie avec la nature. Sept jours à peine après avoir quitter le tarmac de Stockholm sur un vol SAS plutôt matinal, je suis passé d’une cadence de vie tertiaire (flop, turn, river) à une cadence binaire (levé, couché – jour, nuit).

La cadence binaire est assez simple à assimiler pour le corps humain (alors que la cadence tertiaire est un peu plus complexe et demande plus de réflexion : probabilités, psychologie, prise de risque, …) : le soleil a dans un premier temps le rôle principal. Je lui laisse donc les premières heures de la journée pour réchauffer l’air. Pendant ce temps, je travaille en coulisses. Je prépare les verres, les glaçons et la pile de bouquins nécessaires à la seconde partie de journée.

en cas de lecture intense, surtout bien s’hydrater

Une fois la température stabilisée et le parasol monté, il me suffit de prendre le relai. Je me mets sur mon 51, je m’installe en terrasse et je lis. Ils annoncent 28 degrés cet après-midi, il va bien me falloir une deuxième bouteille d’eau (et un peu de sirop) pour attaquer mon 3ième roman des vacances…

Au palmarès du festival cette année : Un enfant dans la nuit, Judith Kelman – Autobiographie d’une courgette, Gilles Paris – Chasses à l’homme, Christophe Guillaumot

grenoble de nuit

Grenoble, capitale des Alpes. 560 000 habitants entassés entre 3 murs formés par les massifs du Vercors, de la Chartreuse et la chaine de Belledone. La montagne, l’air pur, … qu’est ce que ça doit être chouette d’habiter là-bas !

Grenoble de nuit

Grenoble de nuit © Ludovic Roguet

Alors oui j’avoue, la proximité de la montagne, c’est génial. Je n’ai jamais autant skié et randonné que pendant ces trois années passées – de 2002 à 2005 – entre mon appartement avenue Albert 1er de Belgique (matt, michaël, si vous me lisez…), l’université Joseph Fourier et les hauteurs aux alentours. Mais il y a un point sur lequel je suis en désaccord avec beaucoup et sur lequel je n’ai pas encore changé d’avis : la ville en elle-même. Grenoble c’est moche, c’est gris, c’est sale et c’est invivable en été à cause de la pollution !

Voilà, ça c’est dit !