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d’île en île : Gällnö

Fort de mon expérience récente sur Finnhamn c’est avec une certaine assurance que j’émets, vendredi soir, l’idée de ne pas encombrer les sacs des quelques grammes supplémentaires que représentent 2 poivrons, 1 concombre et 4 tranches de jambon.

Gällnö en quelques coups de crayon

Mais les règles de vie régissant la petite communauté de Gällnö diffèrent quelque peu de celles en vigueur sur Finnhamn et c’est à mes dépends que j’apprends le lendemain que : non, la supérette n’est ici pas ouverte jusqu’à 18h (mais 14h) et non, il n’y a pas d’autre solution pour s’alimenter que d’aller faire son marché sur les 4 étagères qu’offre cette cabane rouge de 5 mètres par 3 reconvertie en commerce de proximité.

Peu importe. Je ne peux vraiment pas abandonner aussi près du but et renoncer à cette excursion sur une bête erreur d’organisation : le repas du soir sera un kanelbulle (brioche à la cannelle) arrosé d’eau de source ou ne sera pas ! Le petit-déjeuner du dimanche est en revanche un peu plus élaboré avec au menu, et je cite l’auteur du croquis illustrant ce billet, « les meilleures Korv* que j’ai mangées de ma vie ! ».
* saucisses à l’enveloppe plastique et au contenu douteux, plat traditionnel suédois au même titre que le hareng fermenté en bocal

Partagé entre un bon bouquin, une petite balade, quelques baignades et une petite averse – trois fois rien pour ma résidence secondaire – pendant la nuit, ce weekend est encore une preuve, s’il en faut, que la vie à Stockholm a des airs de vacances

attaque aérienne sur l’archipel

Ils sont venus par milliers assister à la remise des clés de ma nouvelle maison de campagne et je tiens donc à les remercier, eux, ces insectes volants assoiffés de sang qui, pour l’événement, m’ont offert pas moins de 17 piqûres dont je garderai la trace encore quelques jours !

Mais c’est le prix à payer – pour le reste, il y a EuroCard/MasterCard – pour passer une nuit sur une île dans l’archipel, profiter d’un sauna au bord de l’eau, se baigner dans une mer à 18 degrés et prendre son petit-déjeuner face à un paysage qui n’a rien à envier à ceux des cartes postales que je reçois de pays plus « exotiques » !

sauna et plongeons dans une eau à 18 degrés

85 degrés sur les planches, 18 degrés dans l’eau…

Le matériel (tente, matelas, sac de couchage, sac à dos, réchaud à gaz, …) a passé ce premier test avec succès et cette petite escapade a reveillé en moi des envies de randonnées et de camping sauvage. Le planning de l’été est donc tout trouvé : à chaque weekend son île ou son lac et d’ici quelques années, j’espère bien avoir vu 1% de ce que la Suède a à offrir aux  campeurs amateurs…

La météo s’annonce parfaite pour la semaine à venir. Le sac est fait, la destination choisie. Amis moustiques, je vous dit à très bientôt !

sardines à l’eau

Cette année, et pour la première fois depuis mon arrivée en Suède, je passerai l’été dans la région de Stockholm (région qui pourrait s’étendre un peu si l’envie me prend de goûter l’eau du côté de Bergen en Norvège). Et cette année, le mois de juin bat tous les records : il n’a pas fait aussi froid depuis 50 ans !
10 degrés un 15 juin, c’est encore supportable (car comme le dit un proverbe suédois : « il n’y pas de mauvaises températures, juste de mauvais vêtements ») mais sous une pluie incessante, je n’ai vraiment pas envie de sortir mes sardines !

sardines à l'eau

Une chose est sûre en revanche : à la première éclaircie, je fais mon sac et je pars me perdre dans la campagne suédoise, planter ma tente, me baigner dans un lac, griller des saucisses et me faire dévorer par les moustiques. L’été suédois n’aura pas raison de moi !

baignade surveillée

Certains disent que le permis de séjour sur le sol suédois se mérite. Qu’il se gagne. Qu’il se conquiert. Que, par exemple, il serait délivré à celles et ceux qui survivent à l’ouverture d’une boîte de Surströmming de 10 ans d’âge. Toujours selon la rumeur, il serait également délivré aux personnes justifiant d’une baignade, dans un lac, alors que les dernières plaques de glace affichent encore un bon 2 centimètres d’épaisseur par endroit.

Je viens donc, sur les conseils d’un ami qui a opté pour l’immersion dans une eau à 12 degrés, de faire renouveller le mien pour une année supplémentaire. N’ayant pas de harengs fermentés sous la main, j’ai, moi aussi, choisi la seconde méthode ! Le choix du lieu de baignade n’est pas facile mais voici celui que j’ai retenu (l’image pourrait heurter la sensibilité de certains et  n’est donc accessible qu’aux plus courageux… ici) pour ce moment de grandes souffrances à quelques kilomètres, à peine, au sud de Stockholm

jeu, set et bâche

Ça devait bien faire 4 ou 5 ans (depuis que j’ai quitté la France en fait) que je n’avais pas passé un après-midi de mai affalé dans le canapé devant un match de tennis. Car si j’avais voulu le faire exprès, je n’aurais pas fait mieux : des vacances parfaitement calées avec le tournoi de Roland Garros.

Roland Garros 2009

jeu, set et bâche

Alors même si je ne suis, moi-même, pas un grand adepte des courts de tennis (je préfère la variante entre 4 murs avec sa balle en caoutchouc et sa conquête du T), je dois avouer que sur une belle terre battue ocre rouge, le tennis est un sport à le fois télégénique et plutôt captivant (de là à placer quelques paris sur la tête de mes gladiateurs favoris, il n’y a qu’un pas).

Voilà donc ma troisième activité sportive des vacances – en cas de bâchage de ma terrasse pour cause de mauvais temps – après la lecture et la descente (rapport à la soif et à la chaleur). J’attends avec impatience la finale Noah / Wilander !