SMHI (l’organisme suédois de météorologie) prévoit les premières chutes de neige ce soir sur Stockholm ! Et comme tous les ans, les stockhokmois se posent la même question :
SL (la société qui gére les transports en commun à Stockholm) est-elle prête ? Les métros circuleront-ils demain matin ?
Djurgården sous la neige
Car, et bien que ça puisse paraître étrange, la situation semble se répéter d’année en année ! Aux premières chutes de neige, le réseau de transport est paralysé ! On serait à Bagdad ou à Kinshasa, on pourrait comprendre (effet de surprise, évévement exceptionnel, …) mais à Stockholm ?
Hier matin : première gelée, les Tramway ne fonctionnaient pas. Demain matin ? Les paris sont ouverts, à vous !
En 2003, les suédois ont voté « NON » au passage à l’euro car comme le dit le premier ministre actuel, Fredrik Reinfeldt :
Quand il fait beau, ce n’est pas vraiment un problème de vivre avec sa propre monnaie. Mais quand le temps est plus instable, c’est mieux d’avoir une monnaie plus répandue, comme l’euro.
La crise financière actuelle a eu un impact rapide et lourd sur la couronne suédoise qui a perdu plus de 7% par rapport à l’euro en quelques semaines pour atteindre son niveau le plus bas depuis 2002.
Billet de 50 couronnes (environ 5€)
Alors évidemment une monnaie faible favorise les exportations et une monnaie forte les importations, les deux situations étant acceptables si elles restent dans une certaine fourchette. En dehors de cette fourchette, les problèmes sont réels et l’économie fragilisée.
56% des suédois ont voté non en 2003. 47% voteraient non aujourd’hui. Les suédois commenceraient-ils à bouder leur monnaie vieille de 135 ans ?
Est-ce que le passage à l’euro sera un point central lors des élections de 2010 ? Et même avant, lors de la présidence suédoise de l’Europe ? A votre avis, passage à l’euro en perspective ?
Un mois. C’est le temps qu’il aura fallu pour que les arbres perdent leurs feuilles. Un mois. Juste le temps de prendre quelques photos, le weekend entre deux averses, et de jouer avec les couleurs…
Dans sa dernière campagne de communication (propagande ?), Systembolaget vante les mérites d’une vente d’alcool contrôlée par l’Etat (car oui, pour acheter une bouteille de vin en Suède, il faut le faire dans une enseigne Systembolaget, monopole d’Etat).
D’après cette secte oculte financée à 100% par les généreuses cotisations des suédois et suédoises, un monopole a de nombreux impacts positifs sur la société. : des gens qui boivent moins sont des gens en bonne santé et efficaces au boulot, des gens moins violents, qui ne battent pas leurs enfants, … comme le montre l’affiche. On ne peut évidemment qu’être d’accord avec ça.
Ce beau discours repose néanmoins sur un argument qui, à mon avis, est plutôt léger : la consommation alcoolique serait, naturellement, inversement proportionnelle au prix du breuvage. Un prix fort et une disponibilité réduite sont les deux arguments avancés par l’Etat afin de justifier le monopole. Mais est-ce que ça marche vraiment ? Force est de constater que les files d’attente aux caisses des Systembolaget (avec un pic le vendredi soir) sont généralement plus longues qu’au supermarché du coin où on trouve pourtant nombre de produits bons pour la santé : fruits & légumes, eau, lait, …
L’Etat n’essaierait-il pas tout simplement de défendre un concept vieux de plus de 50 ans et mis à mal par une globalisation du marché (achat d’alcool à l’étranger, sur Internet, …) qui, pour le coup, représente un bon pourcentage des rentrées d’argent dans ses caisses ? Est-ce que les suédois consommeraient plus (d’ailleurs, est-ce que ce fait est tout simplement possible ?) s’ils pouvaient acheter leur pack de bière à ICA ?
Skärmarbrink (sud de Stockholm), samedi 18 octobre 2008, il est 23h30 et le pari est lancé. Si le métro annoncé sur le quai de gauche arrive en premier, Johan fera 3 pompes avant de monter. Si le métro annoncé (au même moment !) sur le quai de droite arrive en premier, je fais 3 pompes avant de monter. J’ai perdu.