le malheur des uns fait le bonheur des autres
Un trajet Malmö – Stockholm à bord du X 2000 (le train – de fabrication suisse-allemande – à grande vitesse suédois) peut-il avoir autant de saveur qu’un Strasbourg – Port Bou en compagnie de 600 passagers au bord de la rupture nerveuse ou d’un Lyon – Rennes qui termine sa course à Nantes ?
Car oui, SJ (l’équivalent suédois de la SNCF) a connu quelques mésaventures depuis le début de cet hiver 2010-2011. Il a fait froid, il a neigé (un peu plus que 5 malheureux centimètres, entendons-nous) et le tableau des arrivées à la gare de Stockholm aurait eu, sans problème, sa place dans une gare française : un tiers des trains étaient en retard en décembre.
Mais pendant que son homologue français arpente la rame arrêtée en pleine voie à la recherche d’un agent SNCF sur qui cracher son venin (dans le meilleur des cas) ou travailler son swing horizontal (dans le pire des cas) le passager suédois préférera allumer son ordinateur portable équipé d’une clé 3G et se connecter sur un site de paris en ligne.

Une société (Ladbrokes pour ne pas la nommer) a eu l’excellente idée de combattre le mal par l’humour (ce qui est certainement en même temps une très bonne stratégie commerciale) plutôt que par le mécontentement et un appel à la grève et propose une côte de 8 contre 1 pour un 530 arrivant à l’heure ce samedi alors que le même train accusant un retard d’au moins 15 minutes ne rapportera que 2.4 fois la mise.
Les paris sont ouverts donc et, avec des prévisions météorologiques plutôt changeantes pour les prochains jours, une chose est certaine : le malheur ferroviaire des uns fera le bonheur financier des autres… ou pas.



