baignade surveillée

Certains disent que le permis de séjour sur le sol suédois se mérite. Qu’il se gagne. Qu’il se conquiert. Que, par exemple, il serait délivré à celles et ceux qui survivent à l’ouverture d’une boîte de Surströmming de 10 ans d’âge. Toujours selon la rumeur, il serait également délivré aux personnes justifiant d’une baignade, dans un lac, alors que les dernières plaques de glace affichent encore un bon 2 centimètres d’épaisseur par endroit.

Je viens donc, sur les conseils d’un ami qui a opté pour l’immersion dans une eau à 12 degrés, de faire renouveller le mien pour une année supplémentaire. N’ayant pas de harengs fermentés sous la main, j’ai, moi aussi, choisi la seconde méthode ! Le choix du lieu de baignade n’est pas facile mais voici celui que j’ai retenu (l’image pourrait heurter la sensibilité de certains et  n’est donc accessible qu’aux plus courageux… ici) pour ce moment de grandes souffrances à quelques kilomètres, à peine, au sud de Stockholm

changement de rythme

En vacances, mes habitudes citadines sont rapidement remplacées par un comportement plus en harmonie avec la nature. Sept jours à peine après avoir quitter le tarmac de Stockholm sur un vol SAS plutôt matinal, je suis passé d’une cadence de vie tertiaire (flop, turn, river) à une cadence binaire (levé, couché – jour, nuit).

La cadence binaire est assez simple à assimiler pour le corps humain (alors que la cadence tertiaire est un peu plus complexe et demande plus de réflexion : probabilités, psychologie, prise de risque, …) : le soleil a dans un premier temps le rôle principal. Je lui laisse donc les premières heures de la journée pour réchauffer l’air. Pendant ce temps, je travaille en coulisses. Je prépare les verres, les glaçons et la pile de bouquins nécessaires à la seconde partie de journée.

en cas de lecture intense, surtout bien s’hydrater

Une fois la température stabilisée et le parasol monté, il me suffit de prendre le relai. Je me mets sur mon 51, je m’installe en terrasse et je lis. Ils annoncent 28 degrés cet après-midi, il va bien me falloir une deuxième bouteille d’eau (et un peu de sirop) pour attaquer mon 3ième roman des vacances…

Au palmarès du festival cette année : Un enfant dans la nuit, Judith Kelman – Autobiographie d’une courgette, Gilles Paris – Chasses à l’homme, Christophe Guillaumot

et si j’écrivais en polonais ?

Plus d’un mois que je n’ai pas mis les doigts sur mon propre blog et j’avais en tête un petit article polémique sur l’intégration – de nous autres étrangers – dans la société suédoise. Promis, je le publierai d’ici peu – je ne peux déontologiquement pas lancer les quelques piques que j’ai rassemblées (je pense notamment à celle destinée à ce copain qui a quitté Paris) alors que je ne suis même pas sur le territoire !

J’espère que vous aurez la gentillesse de patienter quelques jours (semaines ? mois ?) la publication de cet article croustillant que je m’en vais parfaire en compagnie d’une Żywiec bien fraîche.

Katowice, Pologne

Kiruna : retour sur Stockholm [jour 4]

Dernière demie-journée avant de reprendre l’avion pour Stockholm. On fait les valises, on se promène une dernière fois dans les rues enneigées et verglacées de Kiruna (la température est un peu remontée et doit avoisiner les -20°C) et on rejoint l’aéroport en taxi.

Kiruna - Stockholm

Kiruna – Stockholm © Ludovic Roguet

Beaucoup de gens me demandent ce qu’un voyage comme celui-ci peut coûter. Voici les tarifs en décembre 2005 au départ de Stockholm :

  • Auberge de jeunesse. 150 sek par personne et par nuit (dans une chambre de 4).
  • Vols. 1140 sek par personne.
  • Guide + camp. 1225 sek par personne (pour un groupe de 8).
  • Coût total. 2665 sek par personne.

Si vous avez des remarques à faire sur ces quelques pages ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Kiruna : traîneau à chiens [jour 3]

Levés vers 9h pour le petit déjeuner. Une petite balade dans les alentours du camp, à la recherche d’élans histoire de faire quelques photos de l’animal dans son milieu naturel : je reviens bredouille…

On retraverse la rivière vers 16h, on enlève la glace des patins des traineaux et on attèle les chiens. En nous voyant arriver, les chiens deviennent hystériques ! Ils ont besoin de se dépenser et n’attendent qu’une chose : courir! A 3 par traineau, on se relaye tous les 1/4 d’heure pendant presque 2 heures avant de rejoindre notre point de départ de la veille. Les traineaux se suivent sur la piste et il faut rester vigilant : la ligne sur laquelle les chiens sont attachés doit rester tendue au risque qu’ils se prennent les pattes dedans et se blessent.

ça farte ? © Ludovic Roguet

De retour au départ du tour, il faut encore détacher les chiens, les rentrer dans leurs niches sur la remorque afin que le guide puissent les ramener à l’élevage pour un peu de repos. Vers 19h, nous sommes de retour à l’auberge de jeunesse. La soirée est courte, on est tous bien fatigués et à 22h, tout le monde dort !